Coupe du Monde FIFA: "l'autre côté du miroir"

Saturday, June 17, 2006

90 minutes on a stadium @ Frankfurt : Priceless

Samedi à 15 h, Portugal – Iran passe sur M6. Vous parlez d’une affiche. Qui était devant son poste de TV ? Pas grand monde. Auriez-vous parcouru 700 km pour assister à une telle rencontre ? Certainement pas. Dans des circonstances ordinaires j'aurai également répondu ainsi mais pour passer 90 minutes sur la pelouse d’un stade je ferais n’importe quoi. D’ailleurs je reste sur mon objectif : assister au plus de match possible soit 14 matchs du premier tour sur un total de 15 jours de compétition. J’en suis déjà à 8 en 9 jours… dur dur. Mais le plus beau est à venir. A partir des 8ème de finale, il ne reste plus que 10 jours de compétition. Ce qui idéalement permettrait d’arriver à 24 mais je doute que cela soit possible. Il semble que la FIFA ne permette d’assister qu’à un seul match par tour de compétition ce qui signifie une rencontre pour les huitième de finale, un quart, une demi et avec énormément de chance la finale. Etant donné qu’il y a 5 fois plus de journalistes qu’il n’y a de place disponible sur la pelouse ou dans le stade et bien pour les média aussi, l’heure des éliminations arrive à grand pas. J’ai mis tous les atouts de mon côté. Il existe un classement très complexe qui dépend de votre nationalité, du degré d’importance de votre publication et aussi de votre assiduité lors du mondial. Avec une vingtaine de matchs au compteur je devrais sans problème atteindre les quart pour le reste c’est une autre paire de manche. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Au départ je devais assister à Italie – USA à Kaiserslautern (à proximité de la frontière française). Mais les 7 heures de trains (la nuit) et les 3 changements nécessaires pour rejoindre Leipzig le lendemain m’ont conduit à me rabattre sur un moins palpitant Iran – Portugal. Francfort est davantage réputée pour sa finance que pour son amour du ballon rond. Là encore la fièvre du mondial a pris le dessus. L’espace d’une journée on se croirait presque à Porto ou à Lisboa. Les couleurs des drapeaux changent mais on retrouve les mêmes scènes de fraternisation. Vu la fermeture de la république islamiste iranienne, je ne pensai pas voir de fans… détrompez vous. Ils étaient au moins 5000 venu des quatre coins de l’Europe pour l’occasion. Cela ne vaut pas encore l’ambiance de la Suède, du Mexique ou de l’Argentine mais là encore on est dans le vrai. L’ambiance dans le stade entièrement couvert reste bon enfant et la ola fait plusieurs tours. Si le Portugal l’emporte 2 à 0, je reste sur ma fin rêvant de voir Pedro Pauleta (c’est mon joueur préféré) mettre la balle au fond des filets. Une après-midi somme toute tranquille, jusqu’à ce que …

Mexico : es coma a la casa

Jeudi 50 000 Suédois avaient envahi le stade olympique de Berlin. Je me suis dit que c’était un normal, que les scandinaves ne sont qu’à un millier de kilomètre de Berlin à vol d’oiseau , qu’ils sont plutôt fortunés et qu’il sont venu profiter de la chaleur de l’été … il n’en était rien. En sortant de la gare d’Hanovre j’ai découvert une tout autre ville que celle que j’avais quitté la veille.


Des dizaines de milliers de mexicains, pour bon nombre d’entre eux sans billet ont littéralement envahi le centre ville. Une marée humaine continue sur les 3 kilomètres qui séparent la gare du stade. Je ne sais plus ou donner de la tête. Alors que la pluie fait son apparition, les ardeurs des américains ne se calment pas pour autant. Les supporters sont ivres de bonheur. Enfin pas que de bonheur. Comme à chaque fois depuis le début de la compétition les fûts sont mis en perce et la bière coule à flots. Certains testent le vin de table en brique, oui, en brique comme le lait. Je ne savais même pas que çà existait. Dans «Bier Garten» (littéralement jardin à bière) à quelques pas du stade s’est carrément la discothèque géante. Je ne sais pas si vous imaginez un groupe de musique au milieu d’une arène. Impossible de bouger tellement il y a de monde. J’ai bien mis 10 bonnes minutes à en sortir. La police est même intervenue pour en interdire l’accès car on était très loin de respecter les règles de sécurité en la matière. Comme promis je ne vous parle pas du match ou je me suis gelé en chemise en manche courte mais bon, un bon tit shooter de tequila à la mi-temps et çà repart.

Petite leçon de marketing viral


Comment un Blog relatant les à côté de la Coupe du Monde peut-il attirer 4000 visiteurs en une semaine. La réponse est simple et tient en un seul mot : le buzz. Les règles du marketing viral sont simples et tiennent en quelques phrases mais le principe n’est pas toujours aisément applicable. Bien utilisé, le web peut se transformer en un bouche-à-oreille géant.
C’est exactement ce qui s’est passé avec le blog que vous êtes en train de lire. J’ai envoyé quelques posts et l’URL à ma liste de contact, une centaine de personne pas plus. Nombre d’entre elles l’on fait suivre à des amis, collègues de bureau, qui à leur tour en ont fait de même. Si bien que le blog a été repéré par d’autres blogueurs qui s’en sont fait échos et ainsi de suite… J’ai eu aussi un coup de pouce du site ebusiness.info pour lequel j’ai travaillé pendant quelques années et qui a créé une petite pub pour l’occasion.

Alors merci… c’était pas ce qui était prévu. Je continue à m’adresser à vous comme s’il s’agissait d’amis quand aux messages électronique de soutien de ceux que je connais pas, je vous remercie chaleureusement et espère que vous trouverez votre bonheur.

Friday, June 16, 2006

Comment être certain d’assister à la finale de la Coupe du Monde … 2010 ?

La malinerie du jour (pour footeux uniquement) : vous rêvez de vivre la finale de coupe du monde dans le stade mais vous n’avez pas les moyens ou la chance de posséder des tickets. Et bien voilà comment vous allez faire pour être aux première loges en 2010 en Afrique du Sud. Primo vous prenez un mois de vacances loin de votre femme et de vos enfants de préférence, secondo vous postulez comme volontaire mais pas n’importe ou, la planque c’est d’être dans la tribune de presse à aider les journalistes en leur apportant à boire ou des feuilles de stat. Le reste du temps et bien vous regardez vous aussi le match. Attention, cela n’est valable que pour un stade donné alors autant postuler là où se jouera la finale. Si c’est trop tard pour 2006, et bien vous avez 4 ans pour y réfléchir mais de nombreux étranger, plutôt des étudiants ou des retraités le font ici alors pourquoi pas vous ?

Thursday, June 15, 2006

La marré jaune

Je rabâche toujours la même, chose mais la frustration est telle que je ne puis faire autrement. Berlin accueille un Suède – Paraguay qui na rien d’une affiche. Pourtant les prix aux marchés noir oscillent entre 600 et 800 €. Un signe confirmé lorsqu’à 20 h en sortant de la station de métro Olympia Stadium, des dizaines de fans jaunes et bleus rebroussent chemin en direction du centre ville… dépité par la cupidité excessive de certains Qui a dit que la Coupe du Monde est une fête populaire ? Quelques heures plutôt j’ai croisé des dizaines d’ados scandinave qui étaient présent juste pour accompagné leur équipe se dire qu’ils sont là. Avec un budget de 200 € pour la semaine, ils dorment dans leur van Volkswagen. Pour eux l’essentiel est ailleurs. Etre là et faire la fête devant les écrans géant. Alors, aujourd’hui, adressons leur un grand chapeau. Combien d’entre nous/vous sommes allé soutenir notre équipe nationale sans bien même avoir l’idée de pouvoir entrer dans le stade faute d’argent. Non vraiment, la France n’est pas une nation de football. Avant-hier, les allemands et les polonais nous ont donnés la leçon, hier suédois et à un certain niveau les quelques 2000 paraguayens présents. Si je voulais enfoncer le clou je vous parlerai des 50 000 à 100 000 anglais qui envahissent chaque ville où leur équipe joue. C’est bon demain j’arrête.


Tout ce que vous allez lire fait suite à une charmante rencontre avec une berlinoise dans le U-Bahn (Métro). Alors n’y prêtez pas trop attention car parfois j’ai un peu de mal à être objectif. Il est vrai que je n’avais pas mis les pieds dans la capitale allemande depuis 11 ans. A l’époque, je venais tout juste de passer mon Bac et goutai aux joie des séjours linguistiques. D’où un besoin évident de rafraichir la mémoire. Je ne reconnais plus la cité où les travaux ne semblent jamais s’arrêter. La « nouvelle gare » (Hauptbahnhof) est au milieu de friches. La verdure, les parcs sont omniprésents. Les gens se déplacent massivement en vélo. Quel plaisir. Je respire en déambulant dans le Tiergarten jusqu’à la Porte de Brandenburg. Ensuite, je retrouve Isa sur la Potsdamer Platz. Là je me dis que parfois l’architecture moderne a du bien. Profitant des nombreux lacs et points d’eau, on file prendre une bière comme à la campagne. Le groupe de musique a plus de succès que le match de foot. D’un coup le tems s’arrête. Et dire que nous sommes en plein centre ville. Entre le siège de la chaine de télé ZDF, le Sony Center, la tour PWC, es salles de spectacle, non vraiment, la prochaine fois, que je viens j’y pose mes valises (enfin en été). Mais hélas je ne suis pas en vacances… D’ailleurs si cette chronique prend de plus en plus la forme d’un carnet de voyage c’est que je commence à être lassé du foot. Et oui… je n’ai que 6 matchs au compteur, une semaine de compétition mais il s’installe comme une routine. Mais quelle routine ! je ne parle uniquement du fait de prendre des photos. Je m’amuse plus à tirer le portrait des supportrices qu’à shooter 22 hommes qui courent derrière un ballon. Au final, j’ai l’impression que les photos sont toutes les mêmes, sauf quand une équipe pratique un jeu tourné vers l’avant là je me réveille et frissonne à nouveau. Là c’était hélas plutôt calme. J’étais à deux doigts d’enlever mon chasuble vert et d’aller rejoindre le kop scandinave.
Adios, heu non le Mexique c’est pour ce vendredi contre l’Angola…. Bah oui je fais des rencontres « exotiques » avant de passer aux choses sérieuses d’ici une dizaine de jour où 12 équipes rentreront à la maison. Peut-être que j’en ferai de même si les bleus sont éliminé ou si je fais une over dose de ballon rond. Heureusement, on en est pas là. Et puis, qui sait si je serai en Afrique du Sud dans 4 ans ?

FIFA says "It's time to make friends" ... so I DID IT in Dortmund


Parfois, il faut tout simplement prendre les choses autrement, passer par les ailes pour écarter le jeu, ou frapper de loin face à un défense compacte. Mais là, rien de tel qu’une affiche Allemagne – Pologne pour raviver la flamme du ballon rond. A peine 1 h 30 d’ICE (le TGV local) et me voila à déjà Dortmund. Jusqu’ici je n’ai voyagé qu’en voiture. Les stades étant traditionnellement en périphérie, hors de question d’apprécier l’ambiance en ville. Quelle erreur car c’est là que tout se passe. A peine sorti du train que les «Polska, Polska» donnent le ton. J’ai l’impression que toute la ville est en fête : des drapeaux sur les fenêtres des immeubles, tous les magasins décorés et une foule multicolore dans les rues piétonnes. A ce moment là, j’ai eu le déclic, je me suis dit «tiens çà doit être çà une ambiance Coupe du Monde». Oubliées, pour un moment, craintes de rivalités entre les hooligans des deux pays. J’assiste à des scènes étranges de fraternisation comme je n’avais pas vécu jusqu’à présent. Les conditions sont donc réunies pour que la fête commence enfin. Il serait temps me direz vous au 6ème jour de compétition. Mieux vaut tard que jamais.


Etant arrivé en tout début d’après midi, j’ai donc tenté de mener à bien la mission ou plutôt de «j’ai testé pour vous» que Jeff m’a assigné. A savoir «tester toutes les bières locales». Me voila donc au rapport. Je me suis donc adressé aux meilleurs spécialistes de chaque camps. En clair, j’ai repéré les gros poivrots et puis j’ai donc sympathisé ou plutôt appliqué à la lettre la slogan de cette World Cup «It’s time to make a friend». J’ai donc passé l’après midi d’un bar à l’autre à enchaîner les tournées. J’ai plus trop les noms en tête surtout que j’ai mélangé brunes, blondes et rousses… comme toujours ma préférence va au brunes aux yeux verts n’est-ce pas élo ? Mais que serait la bière, même brune sans sa Wurst (Fanny je sais plus si çà s’écrit comme çà ou pas) à la moutarde. Ce qui est drôle c’est la façon de servir la chose. Imaginer un pain rond comme on vous sert chez McDo (bah oui je fais un clin d’œil à mon sponsor gratos) avec entre les deux morceaux, une saucisse de 30 centimètres. Je ferai une photo demain promis.


Dans chaque ville qui accueille des rencontres de la coupe du monde, la grande place est transformée en Fan Fest. A quoi çà ressemble ? Imaginez vous, une immense scène avec un écran géant qui retransmet les 64 rencontres, les stands des plus gros sponsors avec animation et hôtesses à gogo enfin des dizaines d’échoppes à bières, bretzels, saucisses, frites et autres spécialités culinaires locales. Je sais, j’ai oublié de prendre des photos mais promis il y en aura à Berlin (enfin si j’arrive à retrouver Frau Isa).



Aux environs du stade, j’ai «presque» réalisé le second défi à savoir vendre ma place au marché noir. J’explique. Dans un premier temps, je suis allé me renseigner des prix auprès des scalpeurs (c’est bien comme çà qu’on dit au Québec). L’affaire peut se conclure à 500 € après négociation (base initiale 800 €). Mais ce n’est rien puisque les places pour la rencontre Angleterre – Suède sont au prix de 1500 € (enfin c’était ce qui était affiché, suis pas allé vérifié mais on verra bien le jour du match)


Quitte à adopter le mode touriste autant le faire complètement. Je vois certains d’entre vous venir et me demander de me déguiser en Speedy Gonzales vendredi à Hannover, en émir Iranien samedi lors de Portugal – Iran à Frankfurt ou soyons fous en français avec sa baguette dimanche à Leipzig. Nein. Alors, je vous invite à faire preuve d’un peu plus d’imagination pour les prochains défis que j’accomplirai avec plaisir comme à chaque fois.

Bon j’achève ma première chronique où finalement j’ai pas parlé de football, et finalement c’est pas plus mal. Etant donné que mes 2 collègues du journal se sont fait volés leur PC en zone mixte lors de France-Suisse… nous allons partager tous les 3 mon ordi, et ce, jusqu’à nouvel ordre. Ce qui signifie un peu moins de post. Bon il se fait tard, Morphée m’attends alors comme on dit ici Biss bald.


Micro trottoir : ce que mes confères pensent des bleus… off the record of course

Vous souvenez vous de cette phrase célèbre «le football est un jeu qui se joue à 11 contre 11 et où les allemands finissent toujours par gagner» et bien il est toujours d’actualité sauf que hier c’est à 11 contre de 10 que les Allemands ont renvoyés les valeureux polonais à la maison avant même de jouer leur 3ème match. Çà change en tout cas de la piètre équipe de France qui ne nous fait plus rêver. Je ne sais pas quel est l’échos en France mais ici les différents envoyés spéciaux n’y vont pas de main morte lorsque l’on aborde le sujet… du moins «off the record».

Nous étions qu’une quinzaine de Français à Dortmund hier soir. Les Bleus semblent faire l’unanimité contre eux. Lorsque je m’étonne de la marée rouge et blanche à Stuttgart, un brin désabusée, l’une des plus belles plumes de L’équipe, Vincent Duluc justifie par la piètre qualité du jeu offert depuis le début des éliminatoires. Non cette équipe ne fait plus rêver personne. Agnès de Kop Football trouve déjà pas mal de similitudes avec son épopée en Corée. J’espère que l’histoire ne lui donnera pas raison. Avec son accent du sud Patrick Francello de la Provence salue les performances de son Franck Ribery mais n’a de cesse de pester contre Viera. Laurent Perrin du Parisien se demande pourquoi Trezeguet ne joue pas et peste contre l’entraîneur. Même son de cloche de la bouche d’Arnaut Ramsey et de Bruno Lesprit du JDD (Journal du Dimanche) qui m’ont très gentiment laissé une place dans leur voiture au retour de Dortmund. Antoine Ossana du Progrès remarque la performance de l’Espagne qui avec une moyenne d’age de 25 ans a explosé l’Ukraine 4 à 0. Finalement, il n’y a que Christian Vallois du Midi Libre à partager l’opinion de Thierry Henry qui estime que la presse française n’est pas chauvine. Certes, mais elle attend surtout du mieux. Pour reprendre la métaphore de Domenech s’est encore un brouillon, espérons que la copie des deux prochains matchs ne sera pas blanche car sinon c’est retour direct à Paris.

Dans tout çà il y a toujours quelque chose de positif. Je commence à connaitre une bonne vingtaine de journalistes sur les 130 qui composent la délégation française. Du coup je commence à récupérer pas mal d’infos sur les à côté de l’Equipe de France. En effet, si les joueurs ont unanimement refusé d’accorder des interviews individuelles durant le 1er tour celà ne signifie pas pour autant que la presse n’a pas de contact avec eux. Certains journalistes téléphonent régulièrement aux joueurs. D’ailleurs, certaines mauvaises langues disent que c’est Franck Silvestre qui aurait balancé dimanche soir toute les informations sur la tactique des bleus, la composition de l’équipe contre la Suisse alors même que la séance s’est déroulée à huis clos. Si contrairement à 2002 et 2004, il semble ne pas y avoir de clan, l’ambiance n’est pas au beau fixe et cette équipe ne sent pas la joie de vivre.. Cela contraste avec les frasques des Mexicains jusqu’au petit matin à 3 jours de leur entrée dans la compétition ou encore des Polonais à l’hôtel la veille de la rencontre contre les Allemands. Bon j’arrête sinon je vais vous dégouter… et dire que pendant ce temps TF1 explose l’audimat, c’est à ne plus rien y comprendre.

Wednesday, June 14, 2006

Aidez moi à changer de nationalité

Si ce n'était pas l'équipe de France et que j'étais objectif, je dirai que j'ai assisté à la pire rencontre du Mondial. Il faut dire que faire 1000 km de voiture pour çà et bien je suis déçu... dans un premier temps par la mauvaise conduite des automobiliste français sur les routes, le manque d'esprit civique autour du stade (uriner dans les buissons, dépôts d'ordures, vacarme...). Alors pour ce cinquième match en 5 jours, j'ai comme l'impression d'accuser un petit coup de fatigue à cause de la chaleur.
Arrivé au stade dès 14 h, j'ai pu profiter pour aller faire un tour du côté des animation des différents sponsors avant d'entrer dans le bain... Encore une fois les Suisses venus à plus de 30 000 pour l'occasion témoignaient de leur bonne humeur.
Une fois n'est pas coutume, suis resté à l'ombre pour profiter du spectacle... enfin je pensai qu'il y en aurait. Je commence d'ailleurs à appécier de plus en plus le confort de cette position de "tribune photographer" et surtout l'angle de vue qui ressemble à celui des caméras TV et pour cause ... elles sont à une dizaine de mètres de nous.

Je dois concéder que ce post ne sera pas forcement très drôle car je l'écris avant de me coucher et d'une humeur ... massacrante. Donc pas de bétise, du jour non rien.
Ah si quand même. Je me suis trouvé des taxis pas chers à savoir les autres membres de la délégation des journalistes français. Ainsi, dimanche j'étais rentré avec Le Parisien, là Agnès de Kop Football m'a reconduit jusqu'à l'hôtel et demain... c'est avec L'Equipe que je devrais rentrer de Dortmund pour un Allemagne - Pologne qui me fait déjà oublier cette mauvaise journée.

Question du jour : pourquoi aussi petit pays que la Suisse avec une équipe qui ne fait rêver personne arrive à remplir un stade où les fans français étaients perdu ... sérieux personne ne croit en eux ?

Au final, je me suis senti comme un 'tit suisse tout au long de la journée, en partant j'ai voulu me faire adopter par une journaliste de la RTBF (même si la belgique n'est pas au mondial) mais bon je crois que je vais rester encore un 'tit bleu, du moins jusqu'à dimanche pour un certain France - Corée du Sud.

Tuesday, June 13, 2006

Braquage à l'italienne

Je vais faire court très court même car je dois me lever dans moins de 5 h pour aller à Stuttgart ... une journée assez difficile 1000 km soit 10 h de route dans la journée, plus un match certainement nul (je parle du score).
Nous en étions resté à notre "non visite" du chateau qui s'est prolongée par un tit tour dans la plutôt jolie ville d'Hannover pour gouter la fête à l'italienne autour d'une tite bière locale. Je me suis tellement amusé dans la ville que je n'ai pas vu passer l'heure et en raison d'une fouille au corps zélé de la part de la sécurité, je suis arrivé presque en retard au match. Plus question d'aller sur la pelouse, mon nom avait déjà été appelé, j'étais même vu comme un NO SHOW, un déserteur. Du coup, je me suis rabattu sur une place en tribune de presse en hauteur... y'a pas mieux en fait pour voir le match.

Pour les photos aussi je trouve que c'est pas trop mal en fait. Et puis çà donne un angle différent. A vrai dire j'ai un peu bossé et pour une fois j'ai eu le temps de profiter d'une rencontre agréable.

Et puis juste avant de partir je tombe nez à nez avec Gérard Houiller (pour celles qui ne le savent pas c'est l'entraineur de Lyon, ancien coach de Liverpool, du PSG et ex-sélectionneur national),

Si vous avez des idées pour les rubriques "testé pour vous", des défits à me lancer sur les stades ou ailleurs je suis preneur et ce dès France - Suisse

Monday, June 12, 2006

Testé pour vous ... la sécurité autour du Château des Bleus

Il fallait bien occuper le temps en ce lundi après-midi. Mon hôtel n'étant qu'à une heure de route d'Hannover, la ville où se joue Italie - Ghana et bien ... Cyrille (Redac Chef Adjoint de But) et moi en profitons pour tester les services de securité. On se la joue Tabloid version Sun ou Bild. L'accès devait être plus aisé puisque les bleus sont déjà partis a Stuttgart quelques heures plus tot.
Au premier barrage de Police, on passe sans problème avec l'accréditation "Presse". 200 mètres plus loin devant les grilles du château c'est un autre son de cloche...
Cyrille tente de parlementer avec un gros Malabar plutôt gentil jusqu'à ce qu'il constate que nous sommes des journalistes. Le ton change, il appelle des collègues a la radio. On tente d'en savoir plus sur les bleus, il nous lâche que Zizou a toujours la tête bessée et que les joueurs sont tous au garde à vous dès que le sélectionneur s'approche d'eux.

Rien que dans le jardin on a pu compter une demi-douzaine de vigiles. Un policier bloque la routeà l'entrée, plus un autre qui fait des rondes dans le chateau... et on ne parle pas de la police française... Bref, tenter de forcer l'intimité des joueurs c'était pour nous mission impossible.

Portugal - Angola : un Pedro sinon rien

J'ai essayé de ne pas trop trainer après la conférence de Presse des Bleus et pour cause 3 heures de route sont nécessaires pour arriver jusqu'à Cologne où se joue un Angola - Portugal.
Au début, je pensai y aller en train mais finalement, j'ai trouvé un confrère de la PQR (Presse Quotidienne Régionale) qui s'y rendait aussi. Si c'était pratique à l'aller, la voiture est devenu le nec plus ultra au retour puisque je pensai rentrer vers 7 h du mat. Finalement suis parti vers minuit pour être au lit à 3 h ... rapide certainement vu que la vitesse n'est pas limité sur les autoroutes.
J'ai bossé tranquillement, c'était beaucoup moins stressant que la veille. Pas de zèle, un match rien de plus. J'ai juste essayé de dire bonjour à Pauleta mais il ne m'a ni vu ni entendu... snif ! D'ailleurs sur le tarrain c'était joli à voir mais pas super technique. J'ai comme toujours bondi sur le but de Pedro PAULETA... dès la 3ème minutes. C'était à peu près tout. Enfin, j'ai rempli mon objectif : voir jouer le Portugal et scorer Pedro en phase finale de coupe du monde.

Sunday, June 11, 2006

Press Conference : Trezeguet en mode triple play


N'ayant pas grand chose à faire lors de la conférence de presse dominicale, je me suis posé la question suivante : un joueur de foot parle-t-il / communique-t-il de la même manière aux trois médias auxquel il s'adresse sucessivement à savoir la télé, la radio et enfin la presse écrite. Eléments de réponse.

Pour ce faire j'ai suivi David Trezeguet pendant près d'une heure.

Attitude : il est arrivé plutôt décontracté devant la television, il semblait un peu plus impatient (mouvements des pieds et des mains plus regard bas) lors des echanges avec la radio puisqu'il s'est pas mal répété. Par contre, il s'est carrément lâché face à la presse ecrite avec laquelle il s'est entretenu plus de 30 minutes contre 8 pour la TV et 10 pour les radios.

Dans les trois cas il a été questionné sur des themes analogues avec une montée en puissance :

- La tactique a concentré l'essentiel de l'échange avec une mention particuliere pour L'Equipe qui lui a suggéré une comparaison avec l'équipe du Bresil qui possède dans son effectif de départ des stars comme Kaka, Robinho, Ronaldo, Adriano et Ronaldinho. Il n'y a qu'en France que l'on s'interroge encore sur la complémentarité de la paire Trezeguet - Henry. A la radio et devant la TV, la question avait été traitée différemment ce qui l'a bien conditionné.

- Franck Ribery : la même question lui a été soumise. A savoir ce qu'il pense du joueur marseillais. A la TV, il concède qu'il ne le connaissait pas avant le stage. Il complète néanmoins ses propos en estimant que le fait de réussir dans l'environnement particulier de l'OM constitue un atout indégnable. A la radio, il s'est souvenu qu'en 1998 lui et Henry sont arrivé avec une poignée de sélections et ont mené les bleus jusqu'au sacre. Alors oui Ribery peut-être titulaire. Face a la meute des médias papier et internet, il rêve d'une Equipe de France plus offensive a l'image de l'Argentine contre la Côte d'Ivoire. Il semble donc qu'une association Zizou - Ribéry a ses faveurs mardi contre les Suisses. Est-il dans le secret du selectionneur... certainement pas.

- Sa relation avec Domenech : Face aux télévisions, il évoque son vécu avec un coach qu'il connait depuis les Espoirs. Il semble pourtant dépité lorsqu'on lui demande s'il sera titulaire contre les Suisses repodant par un "je pense que l'on verra ça lors de la mise en place tactique lors du prochain entrainement" ... hélas a huis clos. Europe 1 a éte très direct avec lui en évoquant la possibilité que le meilleur buteur du championnat italien soit sur le banc mardi. C està ce moment précis qu'il a change de ton et surtout mis les pieds dans le plat. Il se pose alors en adepte du 4-4-2 et du houra football alors que son entraineur pronait la veille "une équipe bien en place".
Il est allé plus loin devant la presse écrite affirmant à mots cachés qu'au vu de la direction que prennent les choses, il semble que Domenech renouvelle les erreurs commises par ses prédécesseurs (Lemerre et Santini). Sa résignation tient en une phrase : s'il a une équipe en tête, il ira jusqu'au bout de ses idées.

Une petite teinte d'optimiste : malgré une armada offensive déjà d'exception en 1998, la France a conquis son titre sur la base d'une assise défensive solide et les successeurs d'Aimé Jaquet n'ont semble-t-il toujours pas dérogé à la règle avec plus ou moins de réussite. Ce qui est certain c'est que pour voir du fottball total porté vers l'avant Trezeguet devra regarder le Brésil à la TV. Mais ce n'est pas à Stuttgart, que depuis le banc de touche, il aura l'occasion de jouer comme il aurait aimé...

Argentine - Côte d'Ivoire : toutes les failles du systeme

Au mondial comme ailleurs tout est question d'accréditation. Je me suis amusé à tenter d'entrer à peu près n'importe ou ... avec qques surprises au RDV

- Pour accéder au parking presse du stade, il faut une énième accrédiation. On pensait l'avoir mais non car en plus du Media Parking Pass jaune, il nous manquait l'autocollant avec le numéro du Match, 5 pour nous. Le vigile n'a rien voulu savoir. On est donc allé se garer dans les bois. J'ai mis 45 minutes pour aller au SMC (comprenez le Stadium Media Center) chercher le précieux sésame, retourner à la voiture pour enfin se garer à une vingtaine de metre de l'entrée ... le comble le grand parking est au trois quart vide et il le restera.

- L'accréditation générale ne donne droit à rien en principe. Aussi, les journalistes doivent retirer leur billet à condition de ne pas être sur liste d'attente. Ils étaient près de 500 dans ce cas quelques heures plus tôt à Francfort pour Angleterre-Paraguay.



- Public Zone : Au dos de l'accréditation il est pourtant bien précisé que le laissez passer ne permet en aucun cas d'accéder aux tribunes du public. Il n'en est rien. Mieux encore, je suis sorti du stade, j'ai passé un premier barrage de sécurité sans encombre avec mon accréditation puis au moment de valider mon billet au portillon et bien j'ai montré mon accréditation. J'avoue que j'ai été refoulé une première fois mais à ma seconde tentative... le passage s'est ouvert. Voilà comment j'ai pu entrer sans billet dans une zone où je n'avais pas accès.

- Par contre les VIP... j'ai eu plus de mal. J'ai bien tenté de jouer au mec qui ne parle ni l'allemand ni l'anglais, de sourire aux hotesses rien n'a été possible. Là encore le système a une faille. Pour pénétrer dans cette zone, il faut une nouvelle accréditation de couleur mauve avec encore une fois le numéro de match dessus. J'ai expliqué ce que je voulais faire a un groupe d'Ivoiriens. L'un d'entre eux me sort un badge VIP et me le donne ... youpiiii. Je réussi à approcher Diego Maradona a disons 20 mètres. J'étais comme un enfant.


- Sinon j'ai pu faire le tour de n'importe quelle tribune, y compris la TO, enfin je veux dire Tribune Officielle. Mais bon cà, c'était pas trop dur.

- Pour l'après match, il y a deux type de passes pour la presse écrite : la fameuse press conference d'après match qui est retransmise sur le canal de TV interne ... bref aucune utilité et puis la mixed zone. La c'est gére d'une main de fer par le press officer. Y'a pas trop moyen vous allez dire ? Et bien si, car il existe toujours un moyen simple. On nous distribue un ticket pour entrer dans la zone mixte. Et bien libre a nous d'entrer de demander le ticket d'un collègue de resortir pour le donner a un ami dans le besoin... et hop le tour est joué... CQFD

Voila comment j'ai pu très tranquillement accéder à toutes les tribunes, faire un tour en loge, approcher le dieu Diego, faire un tour en zone mixte et avoir la chance d'être super bien placé pour la photo du but de l'argentin Saviola comme vous pouvez le voir ci-dessous.

A suivre demain avec Angola - Portugal

Domenech version comedia del arte



Pour son premier RDV avec la presse française et internationale notre sélectionneur n'a pas fait dans la dentelle...
Lorsqu'un confrère de la télévision coréenne lui pose une question en anglais Raymond répond pas un "sorry my english is too bad". Tout çà pour dire que l'équipe de France est la seule à ne pas transduire ses conférences de presse ou du moins à laisser un temps pour permettre aux medias internationaux de s'exprimer. Et dire que même le Togo dispose d'un traducteur... Tout ira mieux lundi à Stuttgart puisque la conférence de presse d'avant match est organisée par la Fifa et non plus par la déléguation française. Cette fois ci une traduction en allemand, en anglais et en espagnol est prévue.

Lorsqu'on ne le comprend pas Raymond donne un bon effet. Détendu selon un confère du tabloid allemand Bild à qui j'ai tenté de traduire en anglais (mon allemand restant toujours basique) les pensées et les tours de passe-passe du comédien.

Les petits à côté du jour :

- Les joueurs français sont dans une chambre individuelle au 1er étage ... ce qui leur permet de s'isoler "dixit Raymond"
- Pas de séance de visionnage obligatoire des autres matchs de CdMonde
- Une salle de jeu rassemble les différentes consoles de jeu vidéo, histoire de leur permettre de sociabiliser et surtout de paufiner leur sens tactique
- Rumeur ... les femmes des joueurs seraient installées (enfin lorsqu'elle viendront) à Bad Pyrmont à qques mètres de l'hôtel Carolinenhof où je séjourne ... l'enquête est en cours.