Coupe du Monde FIFA: "l'autre côté du miroir"

Thursday, June 29, 2006

Deutschland : ich liebe es



Voilà déjà trois semaines que nos voisin allemands sont victimes de la fièvre du football. Si vous en doutez encore cela signifie que je ne suis pas parvenu à mes fins, c'est-à-dire présenter le côté off de cette coupe du monde. Pourtant ce n’est pas faute de trainer dans les gares en plein milieu de la nuit, de discuter avec mes compagnons de route dans le train, d’échanger email & téléphone avec les ravissante hôtesses de la FIFA et même hier soir d’aller dormir chez l’habitante pour bien entendu tester la légendaire hospitalité allemande.
Pour ceux et surtout celle qui n’aiment pas le foot, à Paris il est encore possible d’y échapper, après tout que se passe-t-il en dehors du petit écran ? Rien. Ici, la Coupe du Monde est partout, incontournable, envahissante, sur les écrans, sur les murs, dans les rues, sur les routes, dans les vitrines, dans toutes les conversations. Dimanche toutes les boutiques de Stuttgart étaient ouvertes pour Angleterre – Equateur. Du jamais vu connaissant le protectionnisme en la matière. La semaine dernière le journal Bild montrait photo à l’appui la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement… avec une salle presque vide.

Depuis que je suis ici, je me demande si tous les allemands n’ont pas tout simplement pris leurs vacances autant j’ai l’impression d’assister à un monstrueuse Deutschland Party. Une kermesse géante pas seulement limité aux villes, aux jours de match… Les dernières images de liesses datent d’un certain 9 novembre 1989. Cette fois, là les allemand fêtaient entre eux la réunification. Aujourd’hui, ils nous invitent chez eux. Bad Pyrmont, la bourgade où je séjour, la journée on croise des dizaines de retraités en déambulateurs. Mis à part quelques drapeaux allemand aux fenêtres des immeubles, difficile de savoir si la ville s’intéresse à l’épreuve. Mais le soir venu, et à plus forte raison quand la Nationalmannschaft entre en action, ce petit monde à la Truman Show sort de son confort douillet. Les bars et restaurants proposent presque tous un écran plus ou moins géant et les places sont aussi chères que les bières bon marché. Capitale de l’Allemagne, Berlin est aussi la capitale festive de cette Coupe du monde. Je n’y suis encore passé qu’une seule fois (demain j’y retourne promis). Vous souvenez vous de Paris, Lyon ou Marseille en 1998. Minable. Alors ouvrez grand vos oreilles car on parle ici de l’une des plus grandes villes d’Europe, où ont poussé un peu partout des écrans géants. Tous les soirs des centaines de milliers de personnes se retrouvent dans les différents lieux où l’on peut voir du foot, siroter sa bière et croquer sa Bratwurst (saucisse grillée). Le haut lieu est la « Fan Fest », ou près d’un millions de personnes s’étaient donné RDV devant 7 écrans géant samedi lors du 8ème de finale de l’Allemagne ? C’est plus de monde que pour la Love Parade. À Berlin, le football est partout. La dernière fois,j’étais allé à la « ZDF Arena », dans le centre Sony, place de Potsdam. Il parait que les matches y sont retransmis. Sinon, je compte aller faire un tour à l’Adidas World avec une version miniature du stade Olympique qui peut recevoir plus de 10 000 personnes et diffuse les matches sur écran géant.

L’Allemagne s’est donc transformée en un gigantesque carnaval. J’avoue être tombé amoureux de l’épreuve, mais je ne suis pas le seul. J’ai pu évoquer le sujet avec des fans venu des 4 coins du mondes. Cette 18e édition est, de loin, la meilleure qu’il ait jamais vécue en termes d’ambiance et d’organisation (en dehors des stades bien sur). Les douze villes sites ont aussi.

34 ans après les sanglants Jeux Olympiques de Munich, cette Coupe du monde est aussi une forme de réconciliation. Les drapeaux allemands ne sont plus tabous. Adidas a déjà vendu vendu un million de maillots de la Nationalmannschaft, soit quatre fois plus qu’en 2002. Quand, vous évoquez le sujet, les jeunes allemands, ces milliers de volontaires qui sont toujours au petit soin pour vous on a le même son de cloche : casser les clichés d’une Allemagne convervatrice. Alors qu’elle soit éliminée cendredi ou bien sacrée championne du monde le 9 juillet, l’Allemagne a déjà été récompensée : le monde la regarde différemment.

0 Comments:

Post a Comment

<< Home