Coupe du Monde FIFA: "l'autre côté du miroir"

Monday, July 10, 2006

Looooooooooooser !




Si quelqu’un me regarde là haut, il a du se dire que j’en as pas fait assez pour mériter cette finale France – Italie. Alors que j’étais sur le chemin de la petite finale à Stuttgart, j’ai eu la malchance de me faire dérober mes affaires. Me voila sans argent, sans papiers, sans matériel photo. Plus question d’Allemagne, de coupe du monde. C’est la cata. Ayant quand même mon accréditation, dans un premier j’ai bien voulu oublier l’espace de 48h tout les soucis, rester dans le Parsi – Munich, mais je me suis dit que c’était as sérieux sérieux. Alors, j’ai rebroussé chemin, suis allé au commissariat porter plainte pour vol. Au fur et à mesure de l’énumération du butin je me suis mis a pleurer : plus de clés pour rentrer chez moi, plus de CB, plus de carte d’identité, plus de permis de conduire, plus de carte UGC, plus de carte de presse… plus rien quoi. Le contenu du sac… heu trois fois rien : un appareil photo, des objectifs, un flash, bref des babioles dont la valeur se chiffre en milliers d’euros. Trois fois rien. Non seulement, je ne vais pas en Allemagne mais en plus, je n’ai même plus de matos pour bosser. J’ai mis quelques minutes pour réaliser ce qui était en train de m’arriver. Je ne comprenais pas le pourquoi du comment. Pourquoi moi, pourquoi le 8 juillet. Pourquoi, je ne suis pas assuré contre ces bêtises… pour info seuls les vols avec violence peuvent donner lieu à dédommagement. Et puis, je me suis dit que çà ne pouvait pas se passer comme çà. J’ai donc téléphoné à Super Papa qui a pris les choses en main. Le temps d’en finir avec la police. qu’il était déjà devant le parvis de la gare de l’est à m’attendre avec le passeport que je laisse toujours chez lui à Nanterre… au cas ou. On a filé rue Valadon pour tenter de changer les serrures de l’appart. Ce n’était pas possible de trouver le matériel un samedi matin… alors on a laissé les choses en plan, attendant le lundi. Je suis allé à la banque, j’ai fait opposition sur mes CB, bref tout est allé très vite (suis un spécialiste de la perte de papier alors j’ai tout le processus en tête et les lettres prêtes à être imprimées… mais ce sera pour plus tard). Alors que mon père fini de remonter la serrure, je lui prépare machinalement le repas. Et puis, Miss Havas Advertising me tel. Elle m’invite à venir la rejoindre à Berlin pour faire la fête. J’accepte de suite. Le temps de reprendre le reste des mes affaires, de passer au distributeur automatique que je suis déjà dans le métro direction Gare du Nord. Là-bas la queue aux guichets est énorme et mon Thalys est dans 30 minutes. Je coupe toute la file expliquant aux gens ma situation. Je me dis que c’est bon. Et bien non. Au moment de payer (300 € pour un A/R Paris – Cologne) le guichetier de la SNCF me dit qu’à partir de 150€ il faut deux pièces d’identité pour payer par chèque et bien sur j’en ai plus qu’une mon passeport, je lui montre la copie de mon dépôt de plainte mais il ne veut rien y faire. Son supérieur non plus... mes yeux rougissent encore, cette fois-ci c’est trop. Je veux partir. Je n’ai que 200€ en poche… 200 € me dites vous et bien si on fait 149€ en chèque plus l’équivalent en liquide et bien c’est bon … yes baby ! Me voila dans le train pour 8 h de route : Paris Nord – Bruxelles – Liège – Aix la Chapelle et enfin Cologne. Deux changements plus tard j’arrive à 1 h du mat à la gare centrale de Berlin. Le reveil matin dans un hôtel sinitres vers Charlottenbourg n’a pas été des plus facile. Ce quartier c’est un peu pigale ou la rue St Denis bref au niveau glamour on ne fait pas mieux.

En me levant, je me suis dit hier, j’ai perdu quelques milliers d’euros, je n’ai pas pu voir mon 23ème match du mondial mais je suis là à Berlin pour la Finale de la 18ème coupe du monde. Et j’entend bien en profiter : petit tour vers KuDam, une nouvelle visite de l’Adidas Arena… une tite sieste avec Vivi et puis c’est déjà l’heure de filer au stade Olympique. Petits message à ceux qui n’ont pas osé faire le déplacement en croyant que le prix des places au marché noir serait trop élevé… alors qu’à 1 h du coup d’envoie elles étaient à 400 € en 4ème catégorie… donc je pense 300 € juste avant le coup d’envoi. Et toc. Pour ceux qui sont venu bah, chut… çà restera entre nous, n’est ce pas FX, Agnès, Dany, François et JB.

Avant même que la finale ne débute, j’avais le sentiment d’avoir réussit mon mondial. Peu importe le résultat, la fatigue, les aléas rencontrés.
Je ne vais pas vous refaire le match. Vous l’avez certainement tous vécu, lu et relu les critiques de meilleurs consultants de la planète. Je vous dirai jusque que si vous arrivez à me redire ce qui c’est passé çà serait bien. Je n’arrive pas encore à tout remettre en place, en ordre. Il y a bien quelques images mais je reste bloqué sur ce coup de tête de Zizou. A la fin du match, ce fut très étrange : pas de texto, je cherchai un regard complice avec qui j’aurai bien pu partager ce moment, j’y étais, je l’ai fais… mais c’est trop dur à vivre alors je pense que ce sera ma première et dernière finale sur la pelouse. Pour 2010… on verra.
Je crois que je peux raccrocher les crampons. Je me demande si je vais encore continuer la dedans. J’ai vécu ce qu’i y a de plus beau et de plus cruel… alors maintenant que faire ?
Pour commencer repenser à tout ce que j’ai vécu ces 4 dernières semaines, puis vendre des conneries sur eBay, louer mon appart à des touristes, faire serveur cet été, redonner des cours de math à la rentrée, faire les vendanges fin septembre, tester de nouveaux médicaments en octobre, vendre un organe à un riche émir, afin de pouvoir me racheter du matos photo… Mais si vous avez une meilleure idée… ah oui demander un bout de sa prime à Givet, Coupet ou Landreau qui n’ont même pas joué du mondial… çà se tente…

Thursday, July 06, 2006

Quelle affiche

Tuesday, July 04, 2006

France - Portugal




Allemagne - Italie : Ohne Deutschland wir fahren nach Berlin


La chaleur est tout aussi étouffante à Dortmund qu’à Paris. Ici aussi, les touristes italiens plongent dans les fontaines dans l’espoir de se rafraichir. Par contre, les filles se promènent en haut de maillot de bain avec des tatouages étranges : « WM 2006 » (abréviation de champion du monde), « Duestchland uber alles » (l’Allemagne par-dessus tout), les messages étant agrémenté d’un drapeau tricolore… noir, rouge et or. Suis arrivé de bon heure, histoire de profiter de l’ambiance, je n’ai pas été déçu.
A l’entrée des joueurs, ce sont les allemand qui donnent une leçon de tifos (animation) dans les tribunes avec les trois couleurs de la Mannschaft sur un fond blanc et la banderole suivante « unsere welle tragt euch ins finale » (notre souhait, vous emmener en finale). Le message est clair. Sur les hymnes les 60 000 allemands font plus de bruit que jamais. Pour la première fois de la compétition les chants de désemplissent pas durant les 10 premières minutes. Sacré fêtards nos voisins. Il n’y a gère que les journalistes en tribune de presse qui gardent leur sérieux. Même la tribune présidentielle suit la « ola » lancée dans les virages. Les chants ne s’estompent que our siffler la squadra azura et saluer un geste technique d’un de ses joueurs. Lors de la rencontre jouée dans le même stade contre la Pologne je pensai avoir atteint des sommets mais mon je retrouve l’ambiance qui dire la chaleur des stades européens pour les derby, un Lazio - Roma, Inter - Milan AC, un Real – Barça ou plus modestement un PSG-OM. Oui çà sent la poudre et pas que dans les tribunes. Ce n’est pas canonnier Jens Lehmann qui nous dira le contraire. Il est tout heureux à la quinzième minutes de voir Toni rater son contrôle alors qu’il se présentait seul face à lui. Après un round d’observation, cette a le mérite de lancer le match. La suite, bah, je ne vous la raconterai pas la suite … 0 à 0 à la fin du temps règlementaire, prolongation… et enfin une frappe lumineuse du défenseur de Palerme… Grazzie Grosso et une autre de Del Piero. A la fin du match une supportrice italienne est tellement heureuse qu’elle me montre ses seins… véridique

De retour en tetonnerie

48 heures en France m'ont permis de recheqrger les batteries, de couper un peu qvec lq competition, mais surtout de me rendre compter de la chance que dire du privilege d'etre ici au coeur de l'evennement. Je ne vais pas ecrire tres longtemps car je n'ai pas envie de faire de vieux os dans ce Media Center. La ville est en ebullition, alors let's see what is going on !
I'll come back later

Monday, July 03, 2006

France - Brésil : retour sur une soirée de magie












Saturday, July 01, 2006

France - Bresil with Miss Havas Advertising

La France ne pouvait aue se qualifier a l issue de ce samedi de reve. Tout avait commence dans ce joli visage de Bad Pyrmont que je quittai non sans peine. Au lieu de prendre le train comme j'ai Havas Advertising). Pour mettre l'ambiance, Virginie a eu la bonne idee de nous mettre une compil des annees 80 si bien qu'on a chante pendant la pre;iere partie du trajet. Et puis on a papotte, c'etait plus qu'interessant. Jusqu'ici je n'avais pas trop calcule la Miss d'Havas comme on l'appelle entre journaliste a tord. J'ai rencontre un tit bout de femme de 24 ans qui m'a surpris. Elle gere les relqtion presse pour les gros sponsors de l'equipe de France. Aujourd'hui elle m'a surpris. On a passe l'aprem tous les deux a la FanFest pour regarder Angleterre - Portugal sur ecran geant. Je vais arreter mes flatterie mais je suis tellemment surepris de rencontrer une fille normale dans ce milieu de merde que je ne peux que lui dire merci. Elle est tellement gentille que chut.

Apres une telle apres midi (oui suis tombe sous le charme et alors c'est interdit), la soiree ne pouvait etre que royale. Elle fut tout simplement divine. En sortant de la zone mixte, Telma et Louise ont fait un tit detour dans leur road movie pour me deposer a la gare de Francfort. 10 h plus tard, j'etais a Paris... pour quelques heures seulement. Car l'histoire ne fait peut-etre que commencer...

Allemagne - Argentine



Friday, June 30, 2006

10 things I hate & I like (the most) about this Fifa World Cup


· J’aime pas le prix de l’accès à internet dans les stades. Alors qu’à l’Euro 2004 le wifi était gratuit, la Fifa raquette doublement les media. Si vous souhaitez envoyer des articles depuis la tribune de presse ou depuis le terrain via Wifi, il vous en coute 200 € par rencontre. Le prix est multiplié par deux si vous souhaitez travailler depuis le centre de presse qui généralement est à une centaine de mettre en dehors du stade. Mais l’offre commerciale de Deutsche Telekom est extraordinaire : 460 € pour l’accès internet pendant toute la compétition depuis n’importe quel Stadium Media Center. Une aubaine ? Alors que l’opérateur allemand a versé une dizaine de millions d’euros pour sponsoriser l’évènement pourquoi fait-il payer les journalistes. Même en rançonnant les 6000 représentants des médias Deutsche Telekom n’arrivera pas à rentabiliser l’opération… mais bon çà ferait quand même 2,7 M€. ·

. J’aime bien les carte 3G des mes collègues français. Elles me permettent d’accéder « gratuitement »à internet dans les stade sans passer par l’opérateur historique… Merci aux DNA (Dernières Nouvelles d’Alsace), au JDD (Journal du Dimanche), à l’AFP à L’équipe et bien entendu à Football365 pour me prêter carte 3G. C’est Orange qui va être content ;-).

· J’aime pas la sécurité dans les stades. C’est du n’importe quoi. Dans certains stades le public se fait fouiller à trois reprises avant de pénétrer dans les gradin. Pour la presse s’est entre 2 et 3 fois avec un passage systématique aux rayons X. De l’autre côté les invité de la FIFA et autres sponsors ne sont même pas fouillés. 2 poids deux mesures.

· J’aime la Deutsche Bahn qui permet aux journalistes de voyager avec l’ICE (TGV allemand) en classe affaire : les sièges en cuirs, l’écran TV, le service à bord, la presse française … comme dans un avion de ligne. Un petit bémol puisqu’il n’y a pas de champagne. Ici les TGV, le métro et même certains trains régionaux roulent la nuit, pratiquent quand on sort du stade à 1 h du matin. Ah oui, le tout est une gracieuseté de la FIFA. Çà doit être pour se rattraper du reste. · J’aime pas l’organisation chaotique du mondial : retrouver des fans qui prennent des photos avec Thierry Henry en zone mixte alors qu’il s’agit d’un endroit où après le match une poignée de journalistes triés sur la volet peut parler avec les joueurs. Dans la même veine la distribution archaïque des même « zones mixte ». Le sésame est en principe attribué en fonction de l’importance du média et de l’intérêt de la rencontre. Ainsi pour France – Suisse, on en a eu 2 au même titre que L’Equipe ou Le Parisien çà s’est parce que lorsque la France joue Yann, l’attaché de presse des bleus gère en direct. Mais car il y a un mais, lorsque la Fifa s’en mêle c’est le chaos. L’organisation n’est pas en mesure de savoir si tel media anglais est plus important que tel autre danois ou turque. Alors, pour obtenir le précieux sésame, il faut et il suffit de charmer un peu la pas toujours charmante hôtesse en charge de la distribution des billets. Çà pour le coup j’aime bien ;-)

· J’aime bien aller jouer au foot avec mes collègues journalistes après l’entrainement de l’équipe de France. Surtout lorsque Luis Fernandez est avec nous. Enfin, il est resté joué 10 minutes après il a fait le tête et il est parti. Ce soir, dans un resto argentin où l’on a retrouvé toute la presse française il était encore là avec un jean remonté jusqu’à la poitrine à faire son numéro·

J’aime pas la bouffe dans les gares (Mc Do, Wurst Bazard, Burger King) qui sont quand même ouverts toute le nuit ce qui est plutôt pratique. La mal bouffe allemande c’est plus ce que c’était. Il y a tout plein de minorité … du coup c un coup un italien, un autre un grec… vive l’europe et puis c'est pas grave ... dimanche je rentre ;-)

Thursday, June 29, 2006

Deutschland : ich liebe es



Voilà déjà trois semaines que nos voisin allemands sont victimes de la fièvre du football. Si vous en doutez encore cela signifie que je ne suis pas parvenu à mes fins, c'est-à-dire présenter le côté off de cette coupe du monde. Pourtant ce n’est pas faute de trainer dans les gares en plein milieu de la nuit, de discuter avec mes compagnons de route dans le train, d’échanger email & téléphone avec les ravissante hôtesses de la FIFA et même hier soir d’aller dormir chez l’habitante pour bien entendu tester la légendaire hospitalité allemande.
Pour ceux et surtout celle qui n’aiment pas le foot, à Paris il est encore possible d’y échapper, après tout que se passe-t-il en dehors du petit écran ? Rien. Ici, la Coupe du Monde est partout, incontournable, envahissante, sur les écrans, sur les murs, dans les rues, sur les routes, dans les vitrines, dans toutes les conversations. Dimanche toutes les boutiques de Stuttgart étaient ouvertes pour Angleterre – Equateur. Du jamais vu connaissant le protectionnisme en la matière. La semaine dernière le journal Bild montrait photo à l’appui la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement… avec une salle presque vide.

Depuis que je suis ici, je me demande si tous les allemands n’ont pas tout simplement pris leurs vacances autant j’ai l’impression d’assister à un monstrueuse Deutschland Party. Une kermesse géante pas seulement limité aux villes, aux jours de match… Les dernières images de liesses datent d’un certain 9 novembre 1989. Cette fois, là les allemand fêtaient entre eux la réunification. Aujourd’hui, ils nous invitent chez eux. Bad Pyrmont, la bourgade où je séjour, la journée on croise des dizaines de retraités en déambulateurs. Mis à part quelques drapeaux allemand aux fenêtres des immeubles, difficile de savoir si la ville s’intéresse à l’épreuve. Mais le soir venu, et à plus forte raison quand la Nationalmannschaft entre en action, ce petit monde à la Truman Show sort de son confort douillet. Les bars et restaurants proposent presque tous un écran plus ou moins géant et les places sont aussi chères que les bières bon marché. Capitale de l’Allemagne, Berlin est aussi la capitale festive de cette Coupe du monde. Je n’y suis encore passé qu’une seule fois (demain j’y retourne promis). Vous souvenez vous de Paris, Lyon ou Marseille en 1998. Minable. Alors ouvrez grand vos oreilles car on parle ici de l’une des plus grandes villes d’Europe, où ont poussé un peu partout des écrans géants. Tous les soirs des centaines de milliers de personnes se retrouvent dans les différents lieux où l’on peut voir du foot, siroter sa bière et croquer sa Bratwurst (saucisse grillée). Le haut lieu est la « Fan Fest », ou près d’un millions de personnes s’étaient donné RDV devant 7 écrans géant samedi lors du 8ème de finale de l’Allemagne ? C’est plus de monde que pour la Love Parade. À Berlin, le football est partout. La dernière fois,j’étais allé à la « ZDF Arena », dans le centre Sony, place de Potsdam. Il parait que les matches y sont retransmis. Sinon, je compte aller faire un tour à l’Adidas World avec une version miniature du stade Olympique qui peut recevoir plus de 10 000 personnes et diffuse les matches sur écran géant.

L’Allemagne s’est donc transformée en un gigantesque carnaval. J’avoue être tombé amoureux de l’épreuve, mais je ne suis pas le seul. J’ai pu évoquer le sujet avec des fans venu des 4 coins du mondes. Cette 18e édition est, de loin, la meilleure qu’il ait jamais vécue en termes d’ambiance et d’organisation (en dehors des stades bien sur). Les douze villes sites ont aussi.

34 ans après les sanglants Jeux Olympiques de Munich, cette Coupe du monde est aussi une forme de réconciliation. Les drapeaux allemands ne sont plus tabous. Adidas a déjà vendu vendu un million de maillots de la Nationalmannschaft, soit quatre fois plus qu’en 2002. Quand, vous évoquez le sujet, les jeunes allemands, ces milliers de volontaires qui sont toujours au petit soin pour vous on a le même son de cloche : casser les clichés d’une Allemagne convervatrice. Alors qu’elle soit éliminée cendredi ou bien sacrée championne du monde le 9 juillet, l’Allemagne a déjà été récompensée : le monde la regarde différemment.